L’heure de la modernisation pour les pharmaciens

L’innovation est aux portes de la filière officinale. Effectivement, les pharmaciens possédant une pharmacie vont pouvoir, après obtention d’une autorisation de l’ARS dont ils dépendent, obtenir le  »sésame » pour vendre leur stock sur Internet. Cette nouvelle opportunité ne se met pas en place sans difficultés. Vraisemblablement, l’ensemble des professionnels n’est pas d’accord sur cette libéralisation et cette ouverture vers le patient désirant acheter ses médicaments en ligne dans l’objectif de gagner du temps, ou bien encore d’obtenir à toute heure un médicament.

Gardons en tête que le conseil est primordial et que l’échange par téléphone ou par mail pour comprendre et valider un besoin de médicament est indispensable pour préserver ou améliorer intelligemment notre santé.

Actuellement, peu de pharmaciens ont réalisé la démarche de demander une autorisation de création de boutique en ligne, ou une extension de leur site actuel, permettant d’offrir des nouveaux services à leurs clients. L’idée est récente et les contraintes et les risques sont encore peu connus. Actuellement, un guide des bonnes pratiques de la vente de médicaments est en cours de rédaction, quelques informations ont réussi à être connues : Le prix devra être le même qu’en officine et tout médicament vendu en ligne sera obligatoirement en stock dans une salle climatisée entre 15 et 25 degrés Celsius.

D’ailleurs l’autorité de la concurrence souhaite favoriser la clarification de ce nouveau service et est apparemment plutôt favorable à la mise en place de ce nouveau canal de vente des médicaments. Une enquête sectorielle a été lancée récemment. Son objectif est d’être force de proposition en donnant des conseils pratiques. L’objectivité est le cheval de bataille de cet organisme.

Messieurs les pharmaciens à vous de réfléchir au mieux à mettre en place des solutions innovantes, sécurisantes pour vos clients tout en respectant les règles édictées par notre gouvernement.

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