La vente de médicaments en ligne : Nouveau rebondissement

Suite à la décision du Conseil d’Etat mi-février, saisi par Monsieur Philippe Lailler, pharmacien de Caen, retoquant une ordonnance gouvernementale datant de décembre 2012. Le nombre de médicaments commercialisés passe de 455 à environ 4000. En effet, les médicaments disponibles sur le comptoir du pharmacien (455) pouvaient être achetés depuis le 1er Janvier 2013 sur Internet. Or depuis le 14 Février 2013, et suite à cette décision, l’ensemble des médicaments ne nécessitant pas de prescription par votre médecin sont autorisés à la vente en ligne.

Cette libéralisation doit nous inciter à rester vigilants sur la qualité de l’officine et les conseils associés lors de l’achat de médicaments en ligne. Donc, soyons sur nos gardes au moment de l’achat de médicaments en ligne car cela pourrait compromettre notre santé.

Voici quelques astuces pour vérifier si le site de vente en ligne de médicaments est français et s’il a « pignon sur rue » :

– Le logo du Ministère de la santé doit être présent, ainsi que celui de l’ARS (bras droit du Ministère en région).

– Les coordonnées de l’ANSM (Agence Nationale de la Santé du Médicament et des produits de santé)

– Un lien hypertexte vers l’Ordre des pharmaciens, qui doit réglementairement tenir à jour une liste à jour des officines proposant la vente en ligne de leurs médicaments.

– Un logo de la communauté Européenne, qui sera apposé dès parution de la directive européenne permettant d’identifier rapidement un site supposé respecter le guide des bonnes pratiques de la vente de médicaments en ligne.

De ce fait, la mise en ligne d’une boutique d’une pharmacie en bonne et due forme afin de respecter l’ensemble des règles (prévues pour fin mars de cette année) n’est pas pour aujourd’hui.

L’actuelle ébauche de ces bonnes pratiques est une liste de conditions qui ne permettent pas aux pharmaciens tentés par l’aventure de se projeter sereinement dans l’avenir.

 

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